Musée de la Vie Romantique


Avril 2012 – Musée de la Vie Romantique, 75009 Paris

 

            Pigalle, un jour d’avril. Dans une petite rue calme, marbrée du soleil de midi,dont les grands immeubles haussmanniens jettent une ombre sévère sur le pavé vieilli, une ruelle. Une impasse rue Chaptal, sur la gauche, avec un bandeau de couleur, Théâtre de la Vie Romantique.

          Rêvons-nous ? Serait-ce un sanctuaire oublié par le temps, où dort dans un fauteuil Alfred de Musset, à l’ombre du grand marronnier sous lequel discutent Georges Sand et Hugo ? Enclave du passé au parfum d’encre séchée, la maison du peintreAry Scheffer conserve un charme romantique délicieux. Construite dans les années 1830, elle s’inspire de l’architecture des villas italiennes, bordées de fleurs et de balconnets de bois, elle est devenue Musée de la Ville de Paris en 1983. La billetterie est installée dans l’ancien atelier du peintre, inondé de lumière par une grande baie vitrée. Pendant la Monarchie de Juillet, de nombreux artistes et intellectuels s’y retrouvaient autour d’un verre : George Sand, Chopin, Delacroix, Thiers, mais aussi Dickens ou Berlioz. Lieu chargé d’histoire, ce charmant pavillon abrite aujourd’hui plusieurs collections très intéressantes pour comprendre la vie artistique et politique de l’époque, et, les beaux jours, un salon de thé est installé dans le jardin.

 

             Le grand salon abrite un certain nombre de souvenirs de George Sand, en raison du legs de sa petite-fille d’environ deux cent pièces conservées auparavant dans sa propriété du Berry. Ces reliques de la vie mouvementée de la bonne dame de Nohant ont été mises en scène de manière merveilleuse par le décorateur Jacques Garcia, donnant au touriste curieux une bonne raison de plus pour visiter ce lieu unique. On y trouve notamment le fameux Portrait de George Sand, par Auguste Charpentier, mais aussi beaucoup de ses meubles et de ses bijoux.

 

Le premier étage est consacré à Ary Scheffer, peintre hollandais arrivé à Paris en 1811. Il réalisa de nombreux portraits, dont un de La Fayette, qui lui conféra une renommée importante au sein des cercles artistiques de la capitale. Il fut également le professeur des enfants du futur roi Louis Philippe, ce qui lui permit de peindre la reine Marie Amélie, et la princesse de Joinville. Certaines de ses toiles ont été inspirées par les textes de Goethe, comme Faust dans son cabinet, ancrant ainsi plus résolument son art dans le mouvement romantique.

 

Enfin, de nombreux objets d’art, sculptures, tableaux, évoquent l’atmosphère de cette époque si particulière ; ils vous aiderons à faire connaissance avec la Malibran, une grande cantatrice, ou avec l’orfèvre François-Désiré Froment-Meurice.

 

            Que vous soyez féru de romantisme ou pas, profitez cet endroit insoupçonnable, situé au numéro 16 de la rue Chaptal, dans le neuvième arrondissement de Paris. A noter, le salon de thé ouvre de 11h30 à 17h30, dans le jardin, de mai à octobre.

 

  Allez-y ! 


Tél : 01 55 31 95 67

vie-romantique.paris.fr

Ouvert tous le jours de 10h à 18h, excepté le lundi et les jours fériés.

L’entrée pour les collections permanentes est gratuite, pour les expositions, voir ci-dessous :

-         plein tarif = 7 euros

-         tarif réduit (familles nombreuses…) = 5,50 euros

-         tarif jeune 14 à 26 ans = 3,50 euros

-         gratuit pour les moins de 14 ans

 

Métro : Saint Georges, Blanche, Pigalle, Liège

Bus : 74, 67, 68

Station vélib’ Chaptal, attention, ça monte !

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 04/04/2012

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