La mécanique des Dessous

"Nos habits sont de Fer"

images.jpgLa fin de ce mois d'octobre m'a donné l'occasion d'aller visiter une exposition un peu particulière des Arts Décoratifs, que j'avais déjà mentionné dans un billet précédent.
 La Mécanique des Dessous, qui fermera ses portes le 24 novembre est un bijou d'inventivité, conservé dans un écrin de velours noir comme le Musée sait si bien faire. Montrant les Métamorphoses des corps soumis au diktat de la mode, elle ne serait être plus actuelle: on est toujours plus mince avec des formes exagérés ou aplanies, rehaussées, bombées...
On entre sous un dôme de tissu, dans les dessous un peu intimiste du fameux "panier" féminin, instrument de torture (ou de beauté) de ces femmes du XVIIe jusqu'au XIXème. Dans cette atmosphère sombre et intimiste, des mécanisme reprennent les structures métalliques des premiers corsets en fer (les porter devaient être une vraie partie de plaisir) jusqu'au Push Up de nos grands mères. Ainsi la mode s'est employé à former des êtres aux corps parfaits femmes comme hommes, qui ne sont pas en reste: torse bombée, mise en avant de la virilité et de la musculature de ces messieurs, 1451401-10202428351048953-857456654-n-2.jpgallure altière. Car cette exposition est aussi un bon moyen de se rappeler que la mode est d'abord une affaire d'hommes ou comment les habits faisaient de la gent masculine les héros de ces dames.
En fait dès l'enfance, on utilise ces corsets afin de structurer "ce corps mou et informe": les différentes structures en fer et cuir serrées enfantins exposées au milieu des adultes montre de façon cruelle ce que les Hommes ont fait subir à leur physique. L'exposition devient donc cet écrin de tissus colorés, crinolines, froufrous rebrodés, taffetas et manches bouffantes où même des artistes contemporains laissent leur griffes: Delacroix, Gauthier, Alexander McQueen...
Mais comme le dit si bien Bernard C Faust, "Nos habits sont de Fer" alors ne faudrait-il pas un jour briser nos chaines et nous libérer de ce diktat qui nous habille?

Le petit Plus: Les films qui mettent en branle ces dessous un peu rigides, dont on voit certains extraits dans une des salles: Funès dans la Folie des Grandeurs, La duchesse de The Duchess, Scarlett O'hara, le Conte de Montmirail des Visiteurs...

Un bémol: pas vraiment de sens de visite et on est un peu perdu au milieu des œuvres. J'aime beaucoup papillonner dans ce genre d'exposition mais cette sorte de désorganisation dessert le message que voudrait faire passer cette exposition.

 

V. Roland

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